Braziooo: le mec amoureux de son canapé

Qui est -il?
Ce gars c’est Braziooo, en tout cas c’est comme ça qu’on l’appelait avec les copines.
Un Bogoss brésilien qui est arrivé dans ma vie pile-poil au moment où j’en avais besoin, et qui, même si franchement il ne mérite pas du tout cet honneur, l’a complètement changée…

La rencontre…
J’ai rencontré Braziooo dans une auberge de jeunesse.
J’étais en train de traînasser sur un des canapés quand ce beau mec tout blanc est arrivé et s’est assis à coté de moi.
Alors, pourquoi je précise « tout blanc »?
D’une: parce qu’il est vraiment blanc.
De deux: parce que je n’aurai jamais imaginé qu’il puisse être brésilien, puisque pour moi tous les brésiliens étaient métis ou noirs… erreur de débutante…

Monsieur bogoss s’est donc assis à côté de moi, sans trop me calculer au début, avec son téléphone à la main, whatsappant et rigolant avec ses potes.
Et puiiiiiiiis à un moment donné, il m’a demandé où se trouvait le bar de l’auberge.

Alors, en temps normal, je donne juste l’info et je me replonge dans mon téléphone… mais là… va savoir pourquoi (ok, toi et moi on sait très bien pourquoiiii), j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour lui sourire, me lever, lui proposer de l’accompagner (alors que je n’y avais jamais mis les pieds), regarder si n’y avait pas de trop jolies filles dedans, évaluer mon niveau de bonassitude (très bas: j’étais en pyjama degueulasse, tu sais ce pantalon déformé au niveau des fesses, qui te fait un cul flottant: ben celui-là exactement), me dire que finalement même si je ne ressemblais à rien, j’étais quand même plus bonne que la moyenne, et lui proposer de l’aide s’il avait besoin à l’avenir (wé, je suis hyper dispo pour t’apprendre la langue française mec).

Après quelques minutes, il est revenu en mode déprimé de la vie parce que le bar était un peu nul et que personne ne parlait avec lui (Bienvenue en France), s’asseoir sur mon canapé et lààààààà, làààààà je me suis dit que c’était le moment parfait pour entrer en contact avec le bogoss.

Je lui ai donc posé la question ô combien originale: « tu viens d’où » (ne me juge pas, elle est pourrie mais elle marche à tous les coups, crois-moi).
Et c’est comme ça que j’ai découvert que Braziooo était Brésilien, qu’il faisait le tour de l’Europe, qu’il adorait la France (Ma France t’adore aussi!), qu’il rentrait bientôt au Brésil, qu’il était militaire (J’adore les uniformes… spécialement au moment où je les enlève), qu’il avait 27 ans (ça sent la fraîcheur!) (et les abdos!), que son pays étaient magnifique, plein de soleil, de plages, (de Bogoss comme toi mec?) et que sa mère cuisinait merveilleusement bien.
Et, au détours d’une conversation il m’a glissé un: « si tu viens au Brésil, il faut absolument que tu viennes manger chez ma mère ».
Il ne savait pas le pauvre, à qui il avait dit ça!
Moi, tu me proposes du soleil, de ma plage, un Bogoss, et du manger… mais je foooooooooooooonce!

C’est donc comme ça que je me suis donc retrouvée, deux semaines plus tard, à manger chez la maman du Bogoss, qui, effectivement cuisine très bien 🙂

A ouiiiii, je te vois venir, tu te demandes ce qu’il s’est passé ensuite?
En vrai pas grand chose, mais suffisamment pour que je sois total in love de ce mec.
Il n’a pas essayé de m’embrasser, j’étais entre la frustration et l’admiration (Mon Dieuuuuuuuu ce mec n’est pas un crevard!) (Edit: après plusieurs mois au Brésil, je serais plutôt du genre à penser: putain mais il attend quoiiiiiiii pour m’embrasser, il est gaaaaaaay ou quoiiiiiiii).
On a passé la nuit à discuter sur le canapé, il m’a fait pleins de câlins, m’a caressé les cheveux, m’a fait un bisou sur le front… Bref, le mec parfait quoi…
Il partait le lendemain, il voulait me proposer de visiter avec lui la ville, mais il n’a pas osé (moi j’aurais plutôt préféré le visiter Lui, mais bon…), du coup, j’ai juste eu droit a pleins de magnifiques câlins, très très affectueux, très très pas comme les français (coincés du boule), très latinos… et qui m’ont suffisamment convaincus pour prendre un billet d’avion direct pour le Brésil!

Le 1er Bisou
Je suis arrivée un soir, après 10h d’avion, à Rio, et mon Bogoss, avec lequel j’avais intensément échangé par texto pendant 2 semaines, est venu me chercher accompagné de son plus beau sourire de Brésilien.

Quand je l’ai revu, je me suis dis que quelque chose avait changé… il ressemblait un peu moins au mec exotique qui m’avait réchauffé le coeur (mais pas que) dans mon auberge…
Mais je n’y avais pas prêté attention, trop heureuse d’être enfin dans le pays de mes rêves…

J’avais imaginé une scene de baiser digne d’un bon petit film romantique à l’américaine… mais… non, on s’est juste fait un câlin…
Et puis on est rentré à la maison, et on a roulé prés de 2H.
2h durant lesquelles, j’ai dormi sur ces genoux, il m’a caressé les cheveux, et il m’a raconté sa vie (bon en vrai son travail, et combien il en avait marre de Rio, combien c’était dangereux d’être ici, blablabla)

C’est une fois arrivés chez lui, à peine la porte ouverte qu’il m’a attrapé la bouche et m’a embrassé… et c’était pas si bien que ça!
Si si!
Ce bisou, c’était mon premier bisou Brésilien, et je me dois de t’expliquer le problème des bisous Brésiliens: TROP DE LANGUE!

Un Brésilien qui t’embrasse, déjà, ne prend pas la peine d’être romantique, d’apprendre à te connaitre, de parler avec toi… mais je reviendrais plus tard la dessus.
Etre en plus de ça, il ne fait pas dans la nuance, dans le douceur.
Ici tous le bisou sont passionnés… trop passionnés parfois!
Comme une impression de te faire littéralement aspirer la bouche!
Ils te prennent en même temps le visage entre leurs mains, te collent contre eux, t’empoignent
Quand à la langue… comment je pourrais t’expliquer pour imager…
Imagine un grosse langue bien dure (je parle bien de langue) qui te rentre dans la bouche et qui en ressors, comme pour te pénétrer… encore et encore et encore : ben c’est le bisou Brésilien!
Et ils appellent ça le « French kiss ». Si si.

Notre Histoire…
Hum… alors… pour que tu visualises mieux, on va partir sur les expectatives et la réalité:

ATTENTES: je m’attendais à un Brésilien plein de vie, qui adore danser, qui passe son temps à faire la fête, enjoyer la vie, qui va à la plage tous les jours, ou au moins tous les WE, qui fait des barbucs avec ses potes tous les soirs (oui c’est un truc TRES brésilien), qui me traite comme la 7iem merveille du monde blablabla

REALITE: je suis tombée sur le brésilien le plus boring du monde!
Sa passion dans la vie: le canapé.
Sa journée type: aller travailler, revenir à la maison, allumer la télé, regarder les Simpson, s’endormir sur le canapé.
Si Si. Rien de plus.

En 10 jours passés ensemble, on est pas sorti une seule fois: ni pour visiter, ni pour se promener, ni pour manger dehors, ni pour profiter du soleil (Alors que j’avais quitté la France en plein Hivers!)
Rien. Nada.
On a passé nos soirées à regarder des dessins animés. Sexy non?

Alors, oui, tu dois te dire que je suis folle d’avoir accepté ça (c’est ce que tu te dis?).
Disons que je venais d’arriver au Brésil, que j’étais en voyage depuis quelque temps, et que ça m’arrangeait bien d’être un peu quiet pendant quelques jours… mais au bout du 10ième, j’ai commencé à devenir folle et je me suis … échappée!
J’ai profité d’une petite visite chez sa maman chérie, durant laquelle on dormait séparé et on ne pouvait pas s’embrasser (parce qu’il était trop « gêné ») pour vite vite rejoindre des amis imaginaires qui n’attendaient que moi quelque part à Rio!

Et le sexe?
Alors lààààààà par contre… je n’ai pas trop eu à me plaindre!
Bon, quand il m’a invité à la base, il m’a promis de « dormir sur le canapé » (le fameux) (j’aurais du me méfier), mais dés le premier soir chez lui, il m’a proposé de me rejoindre dans son grand lit… et … hum… je n’ai bien entendu pas dit non! Enfin pas tout de suite… j’ai fais un peu de cinéma en mode « ouiiiii mais il ne se passera rien blablabla » « c’est trooooooop tôt du comprennnnnnnd » « ouiiiii mais alors, juste pour dormir, compris? »
Et 5 minutes plus tard c’est moi qui lui sautait dessus!

Le sexe avec un brésilien c’est quelque chose!
Si tu n’as jamais essayé, juste fonce!
Les brésiliens sont des passionnés. Ils te font l’amour comme si tu étais la femme de leur vie, ils t’attrapent, ils t’empoignent, t’embrassent, te caressent, sont doux, puis un peu moins… et puis je dois bien avouer qu’ils ont tous des gros kikis hahahahaha

Sache que ça n’est pas une légende: les brésiliens font l’amour comme des Dieux.
Et mon Braziooo n’échappe pas à la règle! Un putain de Dieu au lit!
Déja, il a un corps plus que parfait, des abdos que tu as envie de croquer un par un!
Et il adorait me faire l’amour, n’importe quand, j’avais juste à demander… et c’était partis!
Qu’est ce que que ça m’a changé des mecs avec lesquels je devais faire tout un cinema avant qu’ils se décident à y aller! (Les Français sont décidemment trop lents)

Ce que j’ai adoré avec mon Braziooo c’est qu’il me demandait sans cesse si j’amais ce qu’il étaient en train de faire (Ouiiiiiiiiiiii) et surtout, surtout, il me demandait ce que je voulais.
Tu as bien entendu : ce que je voulais.
Je n’ai jamais connu ce type de relation sexuelle durant laquelle un homme est vraiment à ton écoute et te demande vraiment ce qui te ferait plaisir… et surtout, une fois ta demande exprimée, s’exécute immédiatement!
Et avec mon brésilien c’était vraiment génial.
Il me demandait aussi l’autorisation avant de faire quelque chose d’un peu différent. Mais pas en mode complainte (je ne supporte pas ça!), plutôt en mode « je veux tenter un truc, est ce que tu me fais confiance? ».
Et cette manière de me demander m’a complètement ouverte et donné envie de tenter pleins de choses, alors qu’en temps normal j’aurai envoyé chier le mec.
Ce que j’ai adoré avec lui, c’est qu’il n’a jamais essayé de me faire l’amour comme dans un porno (malheureusement beaucoup de mecs sur terre pensent que c’est une référence) (la blague). Il ne cherchait pas à me retourner dans tous les sens, à être performant, à me montrer à quel point il fait bien étudié son Kamasutra… non du tout. Comme avec beaucoup de brésiliens, c’était juste simple, précis… juste!

En 10 jours, on a beaucoup fait l’amour.
Genre beaucoup.
La matin avant qu’il aille au travail, le soir quand il rentrait, le soir avant de dormir, la nuit quand un des deux réveillait…
Et c’était toujours différents, surprenant, parfois un peu brusque, souvent assez tendre.

Je n’ai pas aimé chaque fois, non non. Ca serait mentir que de dire ça.
Mais globalement c’était une très bonne expérience

J’ai découvert une part de ma personnalité que je ne connaissais plus.
Je me suis jute laisser aller à accepter que chaque fois ce soit différent et souvent nouveau pour moi.
J’ai juste accepté de dire « oui » alors que naturellement, pendant mes très longues précédentes relations, j’avais pris le réflexe de dire « non » instantanément.
J’ai appris aussi à demander à l’autre ce qui lui faisait plaisir, et à juste … lui faire plaisir!

La fin?
Alors écoute, la fin elle est pas hyper glorieuse.
Même carrément décevante.
Comme je te disais plus haut, à un moment j’ai été saoulée de passer ma vie enfermée à la maison à attendre que mon brésilien rentre du travail,
du coup j’ai prétexté des amis qui voulaient absolument me voir, pour vite m’échapper. *
Ca ne lui a pas posé de problème plus que ça.
Il m’a déposé prés d’un métro en voiture, m’a furtivement embrassée dans ma voiture … et est parti!
Pas d’aurevoirs pleins de larmes, pas de super câlins, pas bisou à pleine bouche à la brésilienne…
Un petit smack et chacun fait sa vie.
Ensuite, on a continuer à se donner des nouvelles pendant quelques mois, sans vraiment trouver le temps (et l’envie) de se voir… et puis on s’est oubliés.

Pourquoi une fin un peu nulle?
Hum… je pene que c’est très brésilien.
Les brésiliens sont dans l’instant présent. Il n’y pas tellement de passé ou de futur.
Quand tu es avec eux c’est génial, mais quand tu n’es plus là… ils t’oublient très vite.
Ce sont des passionnés du moment.
Pour la française que je suis ça a été un peu violent, surtout pour mon ego pour être tout à fait honnête… mais après polisseurs mois au Brésil, je comprend mieux ce comportement, et il ne me gêne plus (je suis un peu devenue brésilienne avec les mecs moi aussi hahahaha)

Qu’est ce que cette histoire m’a appris?
Cette histoire a été hyper bénéfique pour moi.
Elle m’a permise de mettre un pied au Brésil, et de ne pas être seule.
Ce qui est plutôt pas mal.
Elle m’a aussi donné les bases des relations avec les brésiliens, même si, à ce moment là, je ne les comprenais pas encore tout à fait.
Et puis surtout, cette histoire m’a beaucoup appris à lâcher prise sexuellement, et juste faire confiance.
J’ai aimé le fait de ne jamais me sentir jugée. Et de me sentier toujours respectée.
De me sentir pleinement impliquée dans chaque pratique sexuelle.
Disons que c’était une immersion en douceur dans la pays de l’amour…

Les Anecdotes…

Pas de romantisme après l’amour
Les brésiliens ne sont pas hyper romantiques.
Bon, ils te diront le contraire… mais moi je suis Française, je sais ce qu’est le romantisme (même si après plusieurs mois au Brésil, je préfère le non romantisme des brésiliens)
Et dés qu’ils ont fini de faire l’amour, genre la minute après, ils vont prendre une douche.
Ya pas de calinous au lit, prendre le temps de discuter, s’endormir plein de sueur… les brésiliens sont hyper à cheval sur l’hygiene et ils prennent des douches toute la journée! En même temps, dans ma masure où il fait tout le temps hyper chaud… je comprends.

« Est ce que je peux éjaculate sur toi s’il te plait »
Alors, je ne sais pas pourquoi, mais le truc de mon brésilien, c’était d’éjaculer sur moi.
Au début, je trouvais ça bizarre, mais quand, avec sa tête tellement chou, il me demandait la permission, en Français d' »éjaculate » sur moi… je ne pouvais pas résister! (demande moi ce que tu veux mec, avec ton accent à tomber, je te dirai oui à touuuuuuuuut)

J’ai pas réussi…
Un soir, après avoir passé une heure dans la salle de bain (oui, parce qu’il prenait des douches souvent avant de faire l’amour aussi), Braziooo m’a demandé, toujours avec sa tête trop mignonne, si je voulais bien le lécher « là ».
Et le « là » en question c’était … son trouloulou!
Il était là, avec son corps totalement épilé (quand je dis « totalement » c’est un vrai « totalement »), son corps parfait qui sentait super bon de partout (vraiment de partout), ses yeux qui demandaient poliment… et j’ai dis Oui.
Mais… mais … je n’ai pas totalement réussi!
Je ne sais pas trop, j’ai un espèce de blocage avec les trouloulous… je n’arrive pas m’imaginer manger un touloulou… je sais c’est nul… c’est juste une partie du corps comme une autre (hum… pas tout à faiiiiiit), mais je trouve que ça enlève tout le sex-appeal des mecs.
Du coup, j’ai tourné autours du pot… j’ai visité tous les recoins de son corps avant… puis j’ai envoyé furtivement ma langue en une demie seconde chrono, avant de décréter (intérieurement) que j’avais fais le job.
Wé c’est pas très fair de ma part, je saiiiiiiiiiiis.
Et en vrai, son trouloulou il sentait vraiment la rose… maiiiiiiis, j’ai pas réussi.
Je réessayerai promis!

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