2 minutes Chrono

Qui est cette personne?
Ce mec c’était un Italien, particulièrement mignon, avec un accent à tomber, avec qui je comptais avoir une histoire courte et intense… Niveau durée j’ai été servie.

La rencontre…
2 minutes Chrono et moi, on s’est rencontré dans une auberge.
C’était un voyageur.
Je me souviens qu’il était perché en haut de son lit superposé, tout mignon avec ses yeux verts et sa moustache d’italien, et un de nous a trouvé une excuse bidon pour parler à l’autre (c’est finalement souvent comme ça que ça commence).

Il m’a proposé d’aller boire un verre dehors.
J’ai trouvé que c’était plutôt une bonne idée.
Et on a été se balader sur la plage.

On a eu cette soirée là des discussions super intéressantes.
Des tonnes de fou rires.
J’adorais quand il parlait Italien, et je lui demandais de me dire des trucs dans sa langue, juste parce que pour moi ça sonnait comme de la musique.
Et il s’exécutait, me parlant du coucher de soleil, de son métier de docteur, du café qui n’était pas aussi bon qu’en Italie…

Il ne m’a pas embrassée ce soir là, alors que j’en mourrais d’envie.
Et j’ai trouvé ça plutôt cool… se laisser la possibilité de prendre le temps.

Notre Histoire…
ATTENTES:
J’ai toujours rêvé d’avoir une histoire avec un italien.
Dans mon esprit, les italiens sont fous, imprévisibles, romantiques, tendres, drôles, beaux… et super bons au lit!

REALITE:
Dans les faits… hum…
En fait le mien n’était pas vraiment l’italien de mes rêves!

Le lendemain de notre première soirée toute sage, il partait pour une ville sur la côte.
Une ville remplie de plages paradisiaques et de soleil.
Et quand il m’a proposé de l’accompagner, j’ai sauté sur l’occasion!
J’adore les choses qui ne sont pas programmées.
J’ai pour principe de répondre « Oui » à à peu prêt tout, surtout quand c’est quelque chose de drôle et qui, potentiellement, peut me faire du bien.
Et là le tableau était idéal: un bel italien, des plages, un Airbnb vachement chouette avec piscine… ça sentait le petit WE qui fait plaisir!
Hum.
Juste l’odeur alors!

On a pris le bus pour ce rendre dans notre Little Paradise, et on avait 3h de route.
Je me disais que ces 3h allaient doucement nous rapprocher. Qu’on allait en profiter pour continuer sur notre lancée des conversations intelligentes et drôles, que s’annoncerait le début de notre belle romance italinne blablabla…
Et nooooooon.
Il ne m’a quasiment pas adressé la parole de toute la route. Trop absorbé par son portable sans doute.
Il aurait pu en profiter pour me prendre doucement mais surement dans ses bras, surtout quand j’avais froid à cause de la clim, ou quand je m’endormais…
Et nooooooon.
Il s’est endormi de son coté sans se préoccuper plus que ça de moi.

Après ces 3h de Rien, on est arrivé de nuit dans la ville et on a galéré pour trouver notre Airbnb.
Je me revois encore, courir de partout pour demander des informations, trouver des solutions, pendant que monsieur attendait sagement sur le coté…

Mais à ce moment là, je me suis dis que je ne pouvais pas juger le jeune homme, que nous n’avions pas forcement la même expérience de voyage, et que j’étais sans doute plus dégourdie que lui, ce qui en vrai, n’était pas si grave… Mêmmmmmmmmmmme si je dois avouer que je préfère de loin les mecs qui prennent les choses en main 🙂

Je sentais bien qu’on était différents…. je sentais bien qu’il y avait erreur sur la marchandise… qu’on m’avait promis un italien drôle et imprévisible, mais qu’en fait je me retrouvais avec un mec pas si intéressant et pas si foufou mais je lui donnais encore le bénéfice du doute…
Et j’ai eu confirmation pendant la soirée!

On était en totale opposition!
Il adorait la ville ultra touristique dans laquelle on était: je détestais.
Il voulait manger Italien: j’avais envie d’autre chose.
Il trouvait génial de se balader dans un « fake village » pour faire les boutiques: je suis la plus grosse radine de la terre et je ne supporte pas les magasins.
Il voulait aller en boite… j’avais juste envie de m’échapper loin!

On a donc passé une soirée tous les deux, à ne rien se dire.
A marcher dans des rues remplies de couples enlacés, à un mètre de distance l’un de l’autre…
Mais je n’ai pas perdu espoir…

Je me disais qu’à un moment, il aurait surement un sursaut de romantisme, et qu’au coin d’une rue, il allait m’embrasser, que ça allait être chouette, et que j’allais oublier que je m’ennuyais à mourir avec lui.

Je suis une grande rêveuse.

Le 1er Bisou…
Le premier bisou est bien arrivé à un moment…
Mais il n’avait rien de romantique.
Une fois rentrés dans notre Airbnb, on s’est mis au lit tous les deux.
On dormait dans le même lit, parce que ça avait été la solution la plus économique quand on avait choisi le lieu.
Je n’avais pas prévu qu’il se passe quelque chose. Je crois que j’étais même abandonné l’idée et que ça m’allait assez bien.
Et puis, alors que j’étais dos à lui, que je lui avais glissé un « bonne nuit » de politesse, il m’a retournée et m’a embrassée.
…Et son bisou n’était pas top!
Pourtant je te promets que je pensais aussi qu’un bisou italien devait être ouf!
Mais rien! Un espèce de truc sans saveur, sans passion, un truc un peu mou… Bref nouvelle déception!
D’autant qu’au même moment où il m’embrassait: il se déshabillait et faisait des espèces de mouvements de va et vient de frottage contre moi avec son kiki…

Et le sexe?
J’avais jamais expérimenté la précocité masculine.
C’était plus le genre d’histoires de mecs marrantes qu’on se racontait avec des copines.
Mais je me doutais bien qu’un jour ça allait m’arriver…

Attention: loin de moi l’idée de me moquer des mecs précoces.
Je ne me permettrais pas.
Mais je crois quand quand c’est ton cas, tu dois assurer ailleurs.
Moi j’ai aucun problème avec les mecs qui son précoces, qui débandent, qui se trompent de trou (non eux j’ai envie de les éclater!), les hésitants, ceux qui s’y prennent pas hyper bien… je leur pardonne à partir du moment où ils font des efforts pour compenser ailleurs.
Lui clairement c’était pas son cas.

Pendant ce bisou frottage foireux donc, il essayait en même temps de mettre à poil, de m’arracher ma culotte sans aucune grâce, et de m’utiliser pour se masturber (oui, alors quand un mec se frotte le kiki contre moi, d’une j’ai l’impression de coucher avec un chien, de deux, je me sens clairement comme un outil masturbatoire et ça me casse assez mon délire).
Ce mec ne connaissait visiblement pas l’intérêt des préliminaires, l’intérêt de déshabiller une femme avec sensualité pour la découvrir, l’intérêt d’embrasser une femme plus de 1 minute (peut être que dans son imaginaire, c’est Ca les préliminaires?), mais ce n’était pas le pire…

2 minutes après avoir commencé tout son cinema, avoir enfilé son préservatif vite vite, et m’avoir pénétrée tout aussi rapidement… il a joui.
2 minutes chronos! Pas 3 pas 10 pas 5… 2 minutes!!!

Je t’ai dis, je ne peux pas me permettre de critiquer un mec précoce.
Ca arrive. Ca ne se maitrise pas (en fait je crois que oui… mais faut de la volonté et de l’entraînement).
Et c’est pas grave.
Parce que le sexe, ce n’est pas qu’une histoire de pénétration, et de temps de pénétration: c’est pleins d’autres moments d’échanges.
Mais LUI n’avait aucune excuse!
Il était nul en Tout.
Tu te dis que je suis un peu dure?
Oui je le suis.

On ne fait pas l’amour à une femme de cette façon.
Mon vagin n’est pas un bien de consommation que tu prends vite vite et que tu utilises vite vite (mal en plus!).

Mon vagin est une partie de mon corps qui est précieuse et que je donne à celui que j’estime assez méritant, pour qu’on partage des choses.
Et là, clairement, le contrat n’a pas été respecté.
Il n’y a eu aucun échange.

En vrai, j’avais même pas très envie de faire l’amour avec ce mec, tellement j’avais été déçue avant.
Et je me suis retrouvée dans cette espèce de situation, où j’étais là, les choses sont allées vite… et j’ai pas vraiment eu le temps de me rendre compte de ce que je voulais vraiment.
Et je m’en suis voulu.
Parce que j’avais pas été capable de dire qu’en fait, ben j’avais plus envie.
Parce que pendant qu’il faisait son affaire, j’avais de la compassion pour ce mec qui s’y prenait si mal.
Parce qu’à la fin je l’ai embrassé, comme pour dire « c’était nul, mais c’est pas grave, je te pardonne », alors qu’en fait ben c’était juste nul, et non, j’avais pas du tout envie de lui donner ma compassion.
Parce que juste après il s’est juste endormi.
Parce que j’avais pas eu le discernement nécessaire pour saisir avant, que ça allait être un échec.

J’ai souvent entendu des histoires de meufs qui racontent leurs mauvais coups, et combien parfois elles avaient pas envie et qu’elles ont juste laissé les choses se faire.
Et ya jamais de Happy End dans ce genre de situation.
Ya jamais une meuf qui te dit: « je le sentais pas, j’avais plus vraiment envie, il a quand même tenté, par flemme j’ai laissé faire… et en vrai c’était le meilleur coup de ma vie »
Jamais étendu cette histoire.

La fin…
Après cette nuit vraiment nulle, il y a eu comme un malaise entre nous (tu m’étonnes!)…
Le lendemain matin, on a pris le petit déjeuné ensemble, sans vraiment trop se parler…
Je m’attendais à ce qu’il me dise qu’il était désolé, et qu’il compense en étant particulièrement attentionné… mais non. Rien.
Alors, attention, je tiens à préciser qu’il ne se comportait pas comme un connard.
Il était gentil et polis.
Mais, je crois qu’il avait clairement tout donné, et n’avait plus rien de plus à partager. Et c’est assez triste!

J’étais censée rester deux jours de plus avec lui, dans notre jolie villa de vacances, mais j’ai prétexté l’arrivée d’une amie pour rentrer en ville.
Et deux heures plus tard je prenais mon bus toute seule, sans qu’il y ait eu avant des adieux déchirants, des explications ou des regrets.

Qu’est ce que cette histoire m’a appris?
Je crois que cette petite histoire a été importante pour moi.
Elle m’a permis d’avoir une sorte de piqure de rappel sur la notion de « consentement ».
Je ne dirai pas que je n’étais pas consentante. Vraiment pas.
Mais, je pensais qu’à mon âge, et avec mon expérience, si je n’avais pas vraiment envie, j’étais capable de l’affirmer clairement.
En vrai, je sais que je le suis. Et je l’ai déjà expérimenté dans le passé.
Mais dans cette situation, j’ai la sensation de m’être laissée emportée dans un truc que je ne voulais pas vraiment, juste parce que j’avais un peu la flemme de réagir, et parce que j’étais déjà dedans, parce que le fait d’avoir pris un lit commun, et d’être en culotte dans ce même lit avec un mec, me paraissait déjà comme une forme de consentement.. ou une sorte de renoncement… je ne saurais pas dire…
Je m’en suis assez voulu de m’être retrouvée dans cette situation et je me suis promis que ça n’arriverai plus.

Je crois aussi que j’ai été triste pour ce mec qui n’avait pas un mauvais fond.
Mais qui juste ne savais pas s’y prendre.
Ou ne voulait pas savoir, je ne sais pas.
Comment peut on, à la trentaine, être aussi mauvais au lit?
N’y a t’il eu aucune femme pour lui apprendre? Lui donner des conseils? Le guider? (moi je n’ai clairement ni l’envie ni le temps)

J’ai du mal à comprendre aussi ce qui a fait que notre relation a changé du jour au lendemain…
Je pense que le premier soir, il avait simplement abattu toutes ses cartes, et qu’il n’avait rien de plus à offrir…
Il m’a dit à plusieurs reprises qu’il était vraiment impressionné par la personne que j’étais… Peut être alors qu’il ne se sentait pas à la hauteur?
Si c’est le cas, c’est un peu triste, parce que je suis sure qu’il aurait eu tellement plus à partager…

Les Anecdotes…
« Je ne revois jamais les filles une deuxième fois »
C’était ce que m’avait dit mon super playboy du dimanche.
Et moi j’ai compris que javais juste affaire a un mec qui avait des courtes histoires, qui collectionnait les filles, mais en fait je suis juste tombée sur un mec qu’aucunes filles ne voulaient sans doute revoir…

« Je suis un mec hot, parfois j’aime faire l’amour dans la rue avec une fille que je viens de rencontrer »
J’avoue, quand il m’a dit ça, il a attisé ma curiosité…
J’ai vraiment pensé que j’étais tombé sur une sorte de latin lover, et qu’il allait me faire grimper au rideau!

Laisser un commentaire